Les Amis de l'Orgue de Monteux

Requiem de Fauré

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« Tournée évènement »

5 Février 2017

 

PROGRAMME

  • Fauré : Cantique de Jean Racine
  • Fauré : Requiem en ré majeur opus 48, version pour orgue seul de Lafargue
  • Poulenc : Litanies à la Vierge Noire
  • Poulenc : 4 petites prières de Saint François d’Assise
  • Gounod : Ave Maria
  • Franck : Panis Angelicus

Ce programme de musique française sacrée s’articule autour compositeurs français des 19e et 20e siècle : Fauré, Poulenc, Gounod et Franck. Il met en lumière des œuvres emplies de plénitude et de sérénité dont le célébrissime Requiem de Fauré.

Les Litanies à la Vierge Noire sont l’expression de bouleversements personnels qui ont marqué à jamais la vie spirituelle de Poulenc. En août 1936, Poulenc apprend la mort atroce de son jeune collègue, le compositeur Pierre-Octave Ferroud. Peu de temps après, il se rend au sanctuaire de la Vierge Noire à Rocamadour où il commence à composer les Litanies à la Vierge Noire sur le texte récité par les pèlerins. Écrite pour trois voix de femmes et orgue, c’est une prière qui s’adresse à la Vierge avec ferveur et simplicité.

À la demande de son petit cousin, le frère Jérôme Poulenc, Poulenc a mis en musique quatre des prières de Saint François pour les jeunes frères du scolasticat de la Province de Paris « Champfleury », d’où sa composition pour voix d’hommes. Poulenc qui était venu visiter le couvent de Champfleury a confié aux frères qu’il avait écrit cette musique en se souvenant de son émotion, quand dans la basilique inférieure d’Assise, il avait entendu les frères chanter l’Office divin.

Gabriel Fauré n’a que 19 ans lorsqu’il commence, en 1864, le Cantique de Jean Racine, pièce vocale très solennelle. Elle vaudra à son auteur le premier prix de composition. Écrite à l’origine pour orgue, elle sera orchestrée dix ans plus tard.

De son Requiem, Fauré écrivait : «Mon Requiem… on a dit qu’il n’exprimait pas l’effroi de la mort. Mais c’est ainsi que je sens la mort comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux… Peut-être ai-je cherché d’instinct à sortir du convenu, voilà si longtemps que j’accompagne à l’orgue des services d’enterrement. J’en ai par-dessus la tête. J’ai voulu faire autre chose.»

C’est après la mort de son père en 1885 qu’il commence à composer l’œuvre. Cette disparition a, semble-t-il, profondément marqué la sensibilité du musicien, infléchissant son esthétique et suscitant une propension à la tristesse et à la méditation. Il achèvera le Requiem peu après la mort de sa mère. Cette partition noble et raffinée exhale une douceur mystérieuse et une grande tendresse.

 

INFORMATIONS PRATIQUES
Concert0 produit par le Chœur régional Provence-Alpes-Côte d’Azur en partenariat avec l’Agence Artistik et en partenariat avec les Amis de l’orgue de Monteux.

 

 

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